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17.08.2008

Miles et les étoiles de l'été

 
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Est-ce le ciel d’été la nuit quand il enveloppe la ville de son casque profond et scintillant, ou la langueur des journées longues, ou encore la mélopée des phrases  assassines ?

Les nuits d’été me parlent de Miles. Je le revois lors de cette ultime venue au Festival de jazz de Nice, enveloppé dans une houppelande violette, lointain, accroché à son instrument comme à un bras bienfaiteur, déjà absent, le dos tourné au public.

Le formidable bond dans l’espace que j’ai fait ce soir-là, il est intact et je revis frémissante, la chaleur lancinante de ce jaillissement d’étoiles.

Suspendue à ses mains, à sa bouche, je me perdais dans son souffle éblouissant, renversée par ce cri dans la nuit, semblable à celui d’un animal perdu ou blessé qui erre en attendant le calme retrouvé et avance encore. Parcourue par la fièvre des tempos et des notes pétillantes qui heurtent les silences précédents, puis s’écrasent majestueux ou s’effacent dans la nuit, portés par les zéphyrs.

Je pense à la bande annonce du film de Louis Malle enregistrée en une seule nuit, témoin de cette fulgurance et de l’électricité qui me secoue encore.1155_3934.jpg

 

 

 

 

 

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