30.08.2008
Vague d'été
Paresse estivale, reprise. Métropolis sur Arte, comme un rafraîchissement fort, à consommer sans modération.
La chaîne rend hommage à l'un des siens, Pierre -André Boutang, figure emblématique de la télévision autrement. Avec lui, l'homme mis au centre de l'intérêt de tous, l'homme auquel il donne tout son temps, d'expression, de silences.
Comme en vacances. Les heures longues de la contemplation, du plaisir, de la liberté, du vagabondage de l'esprit. La télévision qui capture un moment la pensée des hommes et des femmes, penseurs, artistes, hommes d'état contemporains, et l'interroge, en toute simplicité, sans hâte ni recherche d'audimat.
L'homme de télévision et de cinéma qu'il était portait dans son regard une proximité amicale avec ceux qu'il recevait; il abordait leur mystère aimablement. Métropolis qu'il a créé notamment, emmène le télespectateur vers des ailleurs, sur les plages de la mémoire et de la pensée.
Travailler sur la différence, les expressions artistiques, culturelles d'ici et d'ailleurs, révèle l'homme qu'il était et l'homme qui l'intéressait.
La passion des autres, comme une vague.
http://www.arte.tv/fr/art-musique/metropolis/cette-semain...
A voir...

Gilles Deleuze :L'Abécédaire
De Pierre-André Boutang
Coffret 3 DVD
Edition Montparnasse, 2008

Mao une histoire chinoise:Témoins du premier cercle. Archives interdites
de Adrien Maben et Pierre-André Boutang.
Arte vidéo, 2006
Les tribulations d'un producteur en Chine -Interview de Pierre-André Boutang http://www.arte.tv/fr/recherche/1292066.html
21:52 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : p.a boutang, humaniste, art
17.08.2008
Miles et les étoiles de l'été

Est-ce le ciel d’été la nuit quand il enveloppe la ville de son casque profond et scintillant, ou la langueur des journées longues, ou encore la mélopée des phrases assassines ?
Les nuits d’été me parlent de Miles. Je le revois lors de cette ultime venue au Festival de jazz de Nice, enveloppé dans une houppelande violette, lointain, accroché à son instrument comme à un bras bienfaiteur, déjà absent, le dos tourné au public.
Le formidable bond dans l’espace que j’ai fait ce soir-là, il est intact et je revis frémissante, la chaleur lancinante de ce jaillissement d’étoiles.
Suspendue à ses mains, à sa bouche, je me perdais dans son souffle éblouissant, renversée par ce cri dans la nuit, semblable à celui d’un animal perdu ou blessé qui erre en attendant le calme retrouvé et avance encore. Parcourue par la fièvre des tempos et des notes pétillantes qui heurtent les silences précédents, puis s’écrasent majestueux ou s’effacent dans la nuit, portés par les zéphyrs.
Je pense à la bande annonce du film de Louis Malle enregistrée en une seule nuit, témoin de cette fulgurance et de l’électricité qui me secoue encore.
16:48 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : miles davis, echafaud, modem, bayrou
16.08.2008
Céleste

Sur le vent, il marche. Dans le vent,
il sait qui il est. Nul toit au vent.
Ni demeure. Et le vent est une boussole
Pour le nord de l’étranger.
« Comme des fleurs d'amandiers ou plus loin, » Mahmoud Darwich
Paris, Actes Sud, 2007
Titre original : Ka-zahr al lawz aw ab'ad
Éditeur original : Riad el-Rayyes Books, Beyrouth, 2005
Illustration de couverture : Vassily Kandinsky, "Léger"
Sur le chemin éclairé par une lanterne d'exil,
Je vois une tente dans la rose des vents :
Le sud est rétif au vent
L'est est un ouest devenu mystique
L'ouest, une trêve de morts qui frappent la monnaie de la paix,
Quand au nord, le nord lointain,
Il n'est ni géographie ni point cardinal,
Il est panthéon des dieux !
Extrait de Etat de siège, poème traduit de l'arabe par Elias Sanbar,, éditions Actes Sud / Sindbad 2004, page 38
Un site dédié au poète arabe disparu le 9 août 2008
18:00 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mahmoud darwich, poésie, modem 06
07.08.2008
Alice
Alice au pays des Merveilles est une nouvelle production des studios Disney, sous la direction de Tim Burton, avec Johnny Depp en Mad Hatter, le Chapelier fou et Mia Wasokowska, actrice australienne qui incarnera Alice.
Le film sera généré en images de synthèse, alliant performance-capture, photo -réalisme et prises de vue réelles.
Le scénario, écrit par Linda Woolverton sera basé sur l'œuvre de Lewis Carroll.
Selon Burton, "Alice est un tel classique et l'imagination est tellement surréaliste ! Je n'ai jamais vu de version qui respectait toute cette vision. C'est une série d'aventures étranges et tenter de les faire fonctionner dans un film sera intéressant."
Sortie prévue en 2010.
Johnny Depp jouera pour la 7ème fois avec Tim Burton : Edward aux mains d’argent, Ed Wood, Sleepy Hollow, Les noces funèbres, Charlie et la chocolaterie et Sweeney Todd sont ses autres prestations avec le cinéaste. 
Rozenn Bothuon, jeune artiste, vient de créer ce portrait du chapelier et d’Alice.

Pour aller sur les pas d'Alice et de son créateur, Lewis Caroll, je vous propose cette promenade, avec des dosiers thématiques et un lien vers le site http://www.larevuedesressources.org où vous trouverez des indices, des pistes, sur l'auteur, ses personnages et ci-dessous les 4 chapitres de l'édition originale...Alice chap 1.pdf Alice chap2.pdf Alice chap 3.pdf Alice chap4.pdf
22:55 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, art, burton, alice
30.07.2008
Youssef Chahine, un homme libre
« Je tente de mettre le doigt sur le destin de mes compatriotes, qui ont si peu à dire en ce qui concerne les affaires du pays… » Déclarait Youssef Chahine à propos de son ultime film Le Chaos (2007).
Sa filmographie déploie son intime conviction, portée sur les écrans de son pays et du monde entier, que l’homme est unique, digne du plus grand intérêt et du plus grand respect. Quel qu’il soit, d’où il soit.
Il porte un regard réaliste sans complaisance ni haine sur l’extérieur et les autres.
Quand il dépeint sur l’écran les pas, les faux-pas et la vie d’Algériens, il retrouve en eux, une part de lui-même, enfant d’ici et d’ailleurs.
Quand il trace la vie égyptienne, il est sans pitié et tout entier porté vers les hommes et leur humanité.
Quand il s’attaque à la foi et au fanatisme religieux, il exprime sa critique malgré la censure islamique.
Il continue son travail, sa recherche en maintenant sa vision humaniste d’un monde ouvert, en quête de liberté.
Le réalisateur est décédé dimanche 27 juillet 2008 au Caire.
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/07/27/le-realis...
Sa filmographie
http://www.premiere.fr/premiere/cinema/films-et-seances/f...
14:33 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, libre parole, liberté



