18.10.2008

Vers les cafés démocrates européens

JDEM[1].jpgLes jeunes démocrates des Alpes Maritimes communiquent sur le terrain avec leurs aînés sur la question de l'Europe.

En voici le communiqué à la presse:190px-Flag_of_Europe.svg[1].png

"Le MoDem prend l'initiative de communiquer sur l'Europe au travers
de la situation de malaise que traverse notre continent.

Le MoDem, parti pro-européen, prônant une Europe des valeurs, lance un premier tractage ce samedi 18 octobre sur Nice.

Ce tractage aura lieu à partir de 13 h vers l'Acropolis puis sur Jean Médecin.

Ce tractage s'inscrit dans une volonté de formation et de communication envers les citoyens sur l'Europe et l'importance que revêt l'échéance européenne du 4 au 7 juin 2009. Nous pensons qu'il est indispensable de replacer la crise financière dans son contexte et d'informer les citoyens sur sa vraie nature. 

Ce tract est le premier jalon d'une campagne d'information et de formations des citoyens qui va se poursuivre et s'intensifier avec prochainement l'ouverture de cafés démocrates européens."

 

21.09.2008

EDVIGE version 2 : le gouvernement ne lâche rien

Le Ministre de l’Intérieur enfonce le clou, en faisant mine de s’amender.

La ministre de l'Intérieur a transmis à la CNIL le projet de décret remplaçant EDVIGE.* Concernant les mentions relatives aux origines raciales et aux mineurs, Michèle Alliot-Marie va rencontrer des difficultés quant à la modification du message.

En effet, elle affirme que « Seront expressément exclues toutes données relatives aux origines raciales, ethniques, à la santé ou à la vie sexuelle, car en effet, on en a rien à faire». Voilà qui est précis.

Pourtant, dans le projet de décret cette évidence  ne l’est plus autant !

L'article 1 mentionne effectivement un principe général d'interdiction de collecte de ces données personnelles. Pourtant, l'objet du décret n'est pas seulement de rappeler la loi Informatique et liberté, mais de fixer les conditions dans lesquelles il est possible d'y déroger.

EDVIGE version 2** prévoit un article 2, qui déroge au principe général d'interdiction de collecte des données personnelles mentionnées à l'article 1, avec cette précision que cette dérogation exclut celles «qui ne sont pas relatives à la santé ou à la vie sexuelle des personnes.» signifiant que les autres données à caractère personnel citées à l'article 1 peuvent l'être, et notamment «les origines raciales ou ethniques».

Le gouvernement ne déroge pas sur son projet quant à la  question des mineurs et n’abandonne pas leur fichage à partir de 13 ans. Le texte prévoit que les données devraient être effacées à leur 18ème anniversaire. Dominique Versini***, qui défend le droit des enfants, a rappelé un principe fondamental de la Convention internationale des droits de l'enfant : «Nul enfant ne fera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. L’enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes».

      * Edvige   Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale

         **Baptisée EDVIRSP Exploitation documentaire et valorisation de l'information relative à la sécurité publique

 *** Texte de Dominique Versini

 Certaines caractéristiques du fichier EDVIGE au regard des mineurs paraissent en contradiction avec la Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par la France en 1990 :

  1. la possibilité de centraliser des informations relatives aux personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique ou syndical ce qui peut concerner les mineurs que nous incitons à participer à la vie de la société (élus des conseils jeunes dans les villes, départements ou régions, syndicats lycéens et étudiants, responsables d’associations ou de revues ...).
  2. la possibilité d’enregistrer toute personne « susceptible de porter atteinte à l’ordre public » dès l’âge de 13 ans et sans qu’elle n’ait commis aucune infraction ni ne soit suspectée d’en avoir commise : la nature des actes entrant dans cette catégorie n’étant pas spécifiée et laissant ainsi la place à l’interprétation subjective et à une grande disparité de traitement selon les personnes qui vont user de ce critère imprécis.
  3. le fait qu’il ne soit pas prévu de droit d’information ni d’opposition
  4. le fait qu’il ne soit pas prévu de limitation de la durée de conservation des données

Les articles 3-1 et 40 de la Convention internationale des droits de l’enfant stipulent que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les décisions des autorités administratives ou des organes législatifs et reconnaissent à tout enfant convaincu d’infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société.

La Convention internationale des droits de l’enfant est particulièrement soucieuse de la protection de la vie privée des mineurs dans son article 16 : « Nul enfant ne fera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. L’enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes ».

De même, s’agissant du droit d’information, d’accès et d’opposition aux données, l’article 40 de la Convention précise que : « ...tout enfant suspecté ou accusé d’infraction à la loi pénale doit avoir le droit d’être informé dans le plus court délai et directement des accusations portées contre lui ou le cas échéant par l’intermédiaire de ses parents ou représentants légaux (...). » Dans cet esprit, il n’est pas envisageable que ne soit pas prévu de droit d’accès ni de rectification à un fichier.

Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a examiné le 4ème rapport périodique de la France et a formulé ses observations le 31 juillet 2008, notamment en ce qui concerne la prolifération des fichiers. Il a notamment demandé à la France que le fichier «EDVIGE» ne porte que sur les enfants à partir de 13 ans qui ont été reconnus coupables d’une infraction pénale

Dans la lignée de ces observations, la Défenseure des enfants estime que seuls des mineurs de plus de 13 ans ayant été condamnés à titre pénal pourraient éventuellement figurer dans le fichier EDVIGE.

Toutefois, dans la mesure où le Casier Judiciaire National recense l’ensemble des condamnations des mineurs selon des modalités garantissant un accès limité à ces données et des règles d’effacement pour préserver notamment leur avenir professionnel, la Défenseure des enfants ne voit pas l’intérêt que ces informations soient reprises dans le fichier EDVIGE, avec un accès plus large et moins sécurisé, et sans qu’aucun droit d’information et d’opposition ne soit prévu, ni qu’une durée maximum ne soit précisée.

Elle souligne qu’une particulière vigilance s’impose aux pouvoirs publics lors de la mise en place de fichiers afin d’éviter tout risque de nuire à leur bonne insertion sociale et professionnelle. Au préalable la finalité du fichier doit être clairement justifiée et délimitée de même que la qualité des personnes décidant de l’inscription et celles ayant accès à ces informations. Une durée de vie de l’inscription la plus limitée possible et des modalités facilement accessibles de l’obtention de son effacement doivent être également clairement prévues et connus de tous.

La Défenseure des enfants s’élève contre l’inscription dans des fichiers de mineurs à des fins uniquement administratives et portant sur une seule éventualité. La Défenseure des enfants demande en conséquence instamment que les données relevant d’une appréciation subjective relatives à des actes d’un mineur « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public » ne puissent être inscrites dans le fichier EDVIGE compte tenu des conséquences possibles sur son avenir.

La Défenseure des enfants
Dominique Versini

 

 

02.09.2008

Rentrée dans le rang

Réformes, nouveautés, relance, renouveau, dynamisme, nouveaux programmes, socle de connaissances, école de la réussite.

Une liste de poncifs martèle l’opinion… égalité des chances, moyens renouvelés, plan informatique pour l’école, soutien généralisé…

A en croire cette énumération, la rentrée 2008 est un cru digne d'un Président de la république garant des valeurs de la démocratie et soucieux de l’éducation des petits Français.

 

Comme chaque rentrée, celle-ci porte l’élan du cycle renouvelé, des nouveaux enseignants, des figures d’élèves nouvelles, de la dynamique porteuse de la nouveauté.

En prenant leurs marques pour une année ensemble, tous ont besoin d’un cadre qui porte les espoirs et réponde à la vocation de l’école de la République d’élever ses enfants, de leur faciliter l’accès au travail et à une vie meilleure.

 

Qu’en est-il et suffit-il de bons mots pour balayer les disparités et les inégalités ?

Il ne s’agit pas seulement d’afficher de bonnes intentions et d'étaler à grands renforts médiatiques des plans de refonte du système pour que l’éducation change.

 

Instruction alors, puis éducation, à présent formation.

Et aussi parcours de formation, modules, étapes, contrôle en cours de formation, validation des acquis…

 

Quid de culture, art, langues régionales, poésie, littérature, sport ?

 

Les postes, les emplois du temps subissent les contraintes budgétaires et sont soumis à la loi du marché.

Réduction du temps de travail pour tous les élèves, coupes dans les programmes mais augmentation de la charge de travail.pour les équipes pédagogiques.

 

L’égalité des chances ? Des programmes hachés menus, des impasses sur la culture générale et le savoir débité en tranches de saucisson, fines, fines !

Pour une réussite aux examens maximale !

 

Si celle-ci entraîne l’intégration dans le milieu du travail on applaudit…or les entreprises exigent des employés au niveau supérieur, se prennent à la manne de la formation pourvoyeuse de crédits supplémentaires, de déductions d’impôts.

 

Et les programmes proposent aux enfants et aux jeunes des portions de plus en plus congrues.

 

Où est-elle l’offre de la République  d’une école de l’excellence partagée et juste?

Elle devrait être dans le regard des citoyens envers elle, dans la reconnaissance des compétences et difficultés, dans l’accompagnement aux mutations de société et de famille

Elle devrait être dans le refus de la médiocrité et dans la recherche de l’excellence.

 

Hélas ! Les hauts dignitaires qui la gèrent bafouent en les trahissant les valeurs de l’Ecole, lieu de transmissions, de transformations et d’adaptation s’il en est, valeur refuge pour les enfants perdus de la mondialisation, de l’audimat et de la téléréalité.

 

La rentrée scolaire pour beaucoup d’enseignants aujourd’hui c’est la résignation à l’ordre décidé, l’abaissement du niveau revendiqué, le non-respect de l’égalité, l’école des trucs et astuces, la malhonnêteté érigée en exemple.

 Rentreront-ils tous dans le rang ?

 

« Le premier devoir, c'est le respect dans l’école, respect des enseignants et respect des élèves entre eux, l’ordre de l’école face à l’ordre de la rue ; c'est-à-dire l'ordre assuré par des enseignants et des surveillants, et non pas par des policiers.

 

(Le)deuxième élément, l’excellence des parcours, pour les élèves qui le méritent. Au lieu de la médiocrité pour tous, médiocrité qui est mortelle là où ça va mal, je veux défendre le principe de l'excellence scolaire, comme une réévaluation de la mission républicaine de l’école républicaine, au lieu du ghetto accepté, auquel on se résigne. » 

François Bayrou

 

 

 

26.08.2008

Pas de bataille aux sénatoriales

Les élections sénatoriales auront lieu dimanche 21 septembre 2008: ce sont les grands électeurs qui votent pour élire les sénateurs, qui passent de 4 à 5 dans les Alpes-Maritimes.

 

Sénateur(s) renouvelable(s)
M. José Balarello UMP
M. Charles Ginésy UMP
M. Pierre Laffitte RDSE
M. Jacques Peyrat UMP
1 nouveau siège à pourvoir

 

1815 personnes constituent le corps électoral: des députés, des conseillers régionaux et généraux, des délégués des conseils municipaux. Dans les communes de moins de 9 000 habitants, le nombre de délégués est fonction du nombre de conseillers municipaux. Dans les communes de plus de 9 000 habitants, tous les conseillers municipaux sont délégués. Dans les communes de plus de 30 000 habitants, les conseillers municipaux élisent également des délégués supplémentaires à raison de 1 pour 1 000 habitants, en sus des 30 000. Les délégués supplémentaires sont proposés par les élus eux-mêmes. 

(Source http://www.senat.fr/role/senate.html)

La couleur du corps électoral laisse planer peu de suspens  sur les futurs sénateurs! 

1188 UMP / 250 Centristes et divers droite - 3FN - 130 PS -  85 PC - 54 Verts

Les grandes manoeuvres vont bon train depuis quelques mois. Avec elles, l'opacité dans la communication des listes, le show attendu à Auron le 30 août...et pour le Modem Pascale Vaillant accompagnée de 6 co-listiers dont 2 suppléants nommée par François Bayrou pour défendre les couleurs du Mouvement démocrate.

La bataille n'aura pas lieu ici, ce 21 septembre.

 

 

12.08.2008

L'union européenne au Caucase

Face au conflit qui oppose la Russie et la Géorgie, le Président français et président du Conseil de l'UE en fonction, Nicolas Sarkozy, veut aujourd'hui faire une médiation entre ces deux pays.

caucase%20carte%20couleur.png

Le quotidien El Mundo réclame de l'UE qu'elle joue un rôle actif dans la région en crise. "La solution à ce conflit intéresse particulièrement l'Europe car l'idée que des évènements similaires à ceux des Balkans puissent se répéter dans le Caucase paraît effroyable. En outre une grande partie de notre approvisionnement en énergie passe par la Géorgie. La crédibilité de notre alliance de défense occidentale est en jeu car les négociations avec Tbilissi au sujet de son adhésion à l'OTAN sont bien avancées. Nous n'avons pas le droit d'abandonner la Géorgie à son destin. L'UE a la possibilité d'interrompre les négociations sur les relations commerciales qui intéressent tellement le Kremlin.Il faut toutefois attendre de savoir si l'UE sera en mesure de se mettre d'accord sur une stratégie homogène et suffisamment solide."

 

carte-russie-europe.jpg

L'urgence d'une géopolitique cohérente de l'Union européenne face à la Russie 

par Perre Verluise Docteur en Géopolitique. Directeur du site géopolitique www.diploweb.com. Chercheur à l'IRIS cité sur Relatio-Europe cité par http://www.relatio-europe.eu

 

L'actuelle explosion au Caucase repose la question de la stratégie que l'Union européenne peut ou doit avoir vis-à-vis de la Russie. La Pologne et les Pays Baltes l'ont déjà posée clairement... Cette question se pose à propos d'autres dossiers : énergie, sécurité, positionnement de l'OTAN, relations commerciales, concertation diplomatique, droits de l'Homme, relations transatlantiques, relations avec les pays émergents, attitudes face aux « points chauds » de la planète, relations eurasiatiques... Mais l'Union connaît-elle suffisamment la Russie « de l'intérieur » pour savoir ce qu'elle doit et peut faire ? Pas sûr... C'est un vrai défi à relever pour l'Union, d'abord face à elle-même.

« Comment construire une stratégie communautaire face à la Russie ? Il importe d'abord d'admettre que les relations de l'UE avec ce pays-continent ne peuvent être les mêmes à 27 qu'à 15 pays membres. Parce que la plupart des nouveaux États membres ont une histoire à la fois riche et complexe avec ce pays. Cela ne peut rester sans effets sur les relations entre l'UE et la Russie. S'imaginer pouvoir continuer « comme avant » serait une illusion destructrice. », Estime Paul VERLUISE dans cette étude sur la Géopolitique des relations Union européenne-Russie.

 

Quelle stratégie l'Union européenne devrait-elle avoir avec la Russie ? Toute la difficulté de cette question tient à son singulier : une stratégie. En effet, l'Union européenne compte 27 Etats membres, tous forts d'une histoire différente, notamment vis-à-vis de la Russie. Et chaque pays rassemble des acteurs qui peuvent avoir des approches contradictoires.

Les entreprises, les cercles d'experts, les réseaux d'influence, les différents ministères et la direction politique d'un État membre n'ont pas nécessairement les mêmes intérêts. Il en résulte le plus souvent à l'échelle d'un même pays non pas une mais des stratégies. Que dire, alors, à l'échelle de l'Europe communautaire ? Celle-ci est elle-même divisée en plusieurs institutions et cercles, qui cherchent chacun à faire valoir un point de vue, évidemment au nom de l'intérêt général.

Face à la multitude d'acteurs et de stratégies des pays membres de l'Union européenne, un interlocuteur unique : la Russie. Certes, la Russie est elle-même, ne serait-ce que par son immensité, à la fois une et multiple. Cependant, l'organisation de sa stratégie n'est pas autant dispersée. Et elle est pour partie dans les mains de responsables compétents qui connaissent parfaitement les contradictions intra-communautaires.

Il existe même des synergies porteuses entre le monde de l'entreprise et l'Etat, par exemple dans le secteur énergétique. Après avoir refusé les conditions de la Politique européenne de voisinage, Moscou privilégie les relations bilatérales. C'est, par exemple, le cas dans le cadre de l'accord germano-russe pour le gazoduc nord-européen Nord Stream.

Un déséquilibre croissant

En 2008, la Russie tire plus que jamais d'importants bénéfices financiers et stratégiques de ses hydrocarbures. La balance commerciale UE-Russie est gravement déficitaire pour l'UE. Au nom de la défense de ses intérêts, la Russie peut à la fois imposer son contrôle sur l'exploitation et son monopole sur le transit, et profiter de l'ouverture des marchés européens de l'énergie pour s'y implanter. Ce qui lui permet de se ménager des positions de force pour l'avenir.

En la matière, les pays membres de l'UE semblent faire preuve d'une singulière naïveté.

A l'inverse, les membres de l'UE sont devenus de plus en plus dépendants des hydrocarbures russes mais leurs entreprises voient les accords signés durant les années Eltsine remis en question ... et s'élever le prix à payer pour les opportunités qui les font rêver.

Enfin, l'UE n'a pas été en mesure d'imposer au Kremlin la ratification de la Charte de l'énergie. L'UE paie ici l'insuffisance de son approche géopolitique de la Russie.

Il existe donc un déséquilibre croissant entre l'ouverture progressive des marchés énergétiques de l'UE et une monopolisation nationale renforcée au niveau des approvisionnements et du transit russes. Alors que Gazprom investit peu et qu'on tient les investisseurs étrangers à distance, on est en droit de se demander si la Russie pourra, demain, respecter ses engagements de fournitures.

Si l'accès européen à la production en amont des hydrocarbures russes n'est pas véritablement garanti , alors l'ouverture du marché communautaire risque d'être un marché de dupes. Il appartient aux pays membres de l'UE d'inventer des solutions. Il conviendrait probablement de donner plus de poids à une participation des institutions européennes dans la relation énergétique avec la Russie.

Un défi

Comment construire une stratégie communautaire face à la Russie ? Il importe d'abord d'admettre que les relations de l'UE avec ce pays-continent ne peuvent être les mêmes à 27 qu'à 15 pays membres. Parce que la plupart des nouveaux États membres ont une histoire à la fois riche et complexe avec ce pays. Cela ne peut rester sans effets sur les relations entre l'UE et la Russie. S'imaginer pouvoir continuer « comme avant » serait une illusion destructrice.

Réfléchir aux relations UE-Russie conduit en fait à prendre conscience d'une difficulté plus générale. Il existe aujourd'hui encore un véritable déficit d'interconnaissance et un grand besoin d'inter culturalité autour des questions européennes, aussi bien au niveau des institutions que des entreprises ou des citoyens.

Il subsiste une tendance à conserver une perception exclusivement nationale - voire émotionnelle - d'enjeux qui sont maintenant également communautaires.

Cela est vrai des questions intracommunautaires comme des enjeux extracommunautaires (frontières de l'UE, énergie, relation transatlantique, aide au développement...). Chacun ne peut que s'enrichir d'une interconnaissance porteuse d'une cohérence plus grande, aussi bien en interne qu'à la face du monde.

Il devient donc vital de connaître les représentations, les craintes, les projets, voire les fantasmes des pays membres. Il est urgent de connaître les centres de recherche, les revues, les réseaux officiels et officieux, les non-dits, les calculs et les rêves, voire les illusions des uns et des autres. Il importe tout autant d'être au clair avec les nôtres. Alors, il sera possible de construire progressivement une stratégie de l'Union européenne face à la Russie.

Ce n'est qu'au prix de cet effort de tous qu'il deviendra possible de définir une stratégie cohérente de l'Union européenne face à la Russie. Vouloir faire l'économie de ce temps de découverte, c'est probablement se condamner à l'échec.

Au delà des relations UE-Russie, comment définir des stratégies efficaces pour une Union européenne réaliste et réalisable ? 

Il pourrait être utile de multiplier les approches transversales de problématiques européennes. L'étude des situations démographiques, des performances économiques, des contraintes politiques, énergétiques et stratégiques ne peut plus se limiter à l'échelle nationale. Il importe d'être capable de situer chaque pays membre dans le contexte communautaire, et plus globalement à l'échelle mondiale.

 

 

 

 

 

08.08.2008

Modem 06: blog d'union

La liste UNION Modem 06 ouvre son blog:

http://www.union-modem06.com/sb_top.jpg

 

 

 

 

 Chaque adhérent ou sympathisant peut y découvrir :
* Les premiers membres et soutiens de la liste
* Les communiqués
- Les propositions pour le MoDem 06
- Les 3 scrutins du 27 septembre en pratique
- Des informations sur l'Université de rentrée du MoDem et l'inscription pour un moyen de transport
- Les textes fondateurs du Mouvement Démocrate (Statuts, Charte éthique, Charte des valeurs, Règlement intérieur national, projet de    règlement intérieur départemental)
- Des liens
- Une galerie de photos
- Le making off de la campagne Union Modem 06

04.08.2008

Une liste Liste d'Union pour le Modem 06

Le Mouvement démocrate des Alpes Maritimes se structure comme dans tous les départements en préparation des échéances électorales internes du Mouvement de la fin septembre. Voici la déclaration de la liste d'union:
Une liste d’Union pour le MoDem dans les Alpes-Maritimes
Bonjour,
Le 27 septembre 2008 vous allez désigner par vos suffrages les instances départementales du Mouvement Démocrate des Alpes-Maritimes : élections au Conseil départemental, à la présidence collégiale et à la Conférence nationale.
Aujourd’hui nous portons sur les fonds baptismaux une liste appelée « UNION MoDem 06 » qui rassemble des individus ayant des parcours et des caractéristiques divers. Des adhérents, des militants, des élus locaux, d’anciens candidats aux législatives, cantonales et municipales - têtes de listes et colistiers- viennent de s’unir pour vous présenter lors de ces scrutins une liste placée sous le signe de l’UNION.
Cette liste ne sera pas en effet celle d’une « équipe » préexistante, mais celle du rassemblement de femmes et d’hommes représentatifs de la diversité du MoDem 06 : secteurs géographiques, origines et parcours politiques, âges, expériences (mandat électif politique, associatif ou syndical).
Ensemble, nous voulons représenter le Mouvement démocrate au sein du département et vous représenter tout en unissant nos compétences pour fédérer d’autres membres.
Nous serons attentifs à ce que tous les adhérents qui veulent s'investir puissent le faire, sans distinction de leur origine politique et de leur ancienneté au MoDem. Le MoDem de demain sera l'addition de toutes nos compétences et volontés de le servir.
Nous vous présenterons dans les jours à venir les membres de cette liste et leur programme et nous vous invitons dès à présent à nous rejoindre dans cette aventure démocratique afin de continuer notre travail de construction d'une structure, solide, performante, représentative et efficace, du Mouvement Démocrate dans les Alpes-Maritimes.
La liste UNION MoDem 06
Liste AGORA
Liste Hervé CAEL

 


 

31.07.2008

François Bayou identifié dans l'opposition

Les deux articles de Patrick Roger, parus dans le monde du 31.07.08 révèlent l'actuelle position du président du Mouvement démocrate- François Bayrou- sur la scène politique et dans l'opinion publique.

LE MONDE | 30.07.08

Nombreux sont ceux qui, après l'élection présidentielle de 2007, avaient prédit la "mort politique" de François Bayrou. Le président du Mouvement démocrate (MoDem) a été abandonné par la plupart de ses élus, pris en tenaille lors des élections municipales et "ciblé" par l'Elysée, qui n'a eu de cesse de l'isoler. Il reste pourtant, selon toutes les enquêtes réalisées depuis un an, une des figures les plus populaires aux yeux de l'opinion et sa voix, aussi isolée soit-elle dans l'Hémicycle du Palais-Bourbon, continue à se faire entendre avec force.

Ainsi le député des Pyrénées-Atlantiques a-t-il été le plus prompt à réagir à la décision du tribunal arbitral en faveur de Bernard Tapie, contribuant ainsi à en faire émerger les enjeux politiques. "Ce qui m'étonne, c'est l'étrange fascination qu'exerce Sarkozy sur une partie de la gauche elle-même, qui semble comme tétanisée, juge-t-il. Mais imaginez ce qu'aurait dit la droite française si c'était Mitterrand qui avait agi ainsi avec Tapie ! »

"ACTIVISME DÉMOCRATE"

Le moins paradoxal n'est pas que l'ancien dirigeant de la droite centriste soit ainsi identifié comme un des opposants les plus actifs au pouvoir incarné par Nicolas Sarkozy. "Les raisons pour lesquelles j'avais indiqué que je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy, qui reposaient sur un conflit de valeurs et non des antagonismes de personnes comme on a voulu le faire croire, ne peuvent plus aujourd'hui être ignorées par personne", affirme M. Bayrou. "Il y a aujourd'hui très peu de gens qui résistent à cette réalité, admet le président du MoDem. Les syndicats ont été désarmés, mis à terre et moqués. Et il ne faut pas oublier que beaucoup de gens ont peur. C'est pourquoi j'ai un devoir de rassemblement pour construire une opposition démocratique et républicaine."

Depuis quelques semaines, des figures venues d'horizons divers prennent ou reprennent contact avec l'ancien candidat à l'élection présidentielle afin de rejoindre des cercles de réflexion qui ont été réactivés. "Vous êtes le seul à avoir dit depuis le premier jour ce qui se passe à présent, et on ne voulait pas vous croire", lui confiait, à Versailles, lors de la réunion du Congrès, un sénateur de la majorité.

Le MoDem, créé à Villepinte à l'automne 2007, a réussi, non sans essuyer de nouvelles pertes, à franchir l'écueil des élections municipales - où ses listes ont recueilli en moyenne 15 % des suffrages là où elles étaient présentes - et à faire émerger une génération militante. Celle-ci, tournant le dos aux pratiques d'une UDF "parti de notables", entend s'approprier "une nouvelle manière de faire de la politique".

Les réseaux constitués à l'occasion de la campagne présidentielle continuent à fonctionner et la "blogosphère" démocrate est en activité permanente. Plus nouveau, on a vu récemment, à l'occasion de mobilisations sur le droit au logement, les droits civiques ou les droits des résidents étrangers, se développer une forme d'"activisme démocrate".

M. Bayrou lui-même n'est pas en reste et se fait un devoir d'alerter sur les "graves dérives" qui, selon lui, menacent les droits élémentaires des citoyens. Ainsi entend-il prendre sa part pour obtenir le retrait du fichier Edvige, issu de la réforme du renseignement et reprenant une partie de l'ancien fichier des RG. Edvige recense ainsi des données informatisées non seulement sur les mineurs de 13 ans mais sur les élus politiques, candidats aux élections, responsables politiques, syndicaux ou religieux. "Où va-t-on ?, s'indigne le président du MoDem. Quel régime est-on en train de mettre en place ? Quelle société est-on en train de construire ?"

Jamais personne n'avait entraîné la France là où Nicolas Sarkozy l'entraîne aujourd'hui, affirme M. Bayrou. Il transgresse tout ce qui était l'essentiel du consensus républicain." Cette stature d'opposant résolu, il va lui falloir à présent l'appuyer sur un mouvement qui peine cependant à se structurer. Les sites de la blogosphère relaient les multiples impatiences des adhérents démocrates déçus ou frustrés de ne pouvoir s'impliquer de manière plus active.

La première université du MoDem, du 5 au 7 septembre, au Cap Esterel, devrait être l'occasion de vérifier la vitalité du mouvement mais aussi de franchir un pas supplémentaire dans son organisation. Viendra ensuite ce qui constituera pour lui une échéance majeure : les élections européennes de juin 2009, à l'occasion desquelles M. Bayrou annonce d'ores et déjà des "surprises".

Patrick Roger

 

Les scores du MoDem

 

Election présidentielle. Avec une moyenne nationale de 18,5 % des voix, François Bayrou était arrivé en troisième position derrière Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Entre les deux tours, le centriste avait refusé de donner une consigne de vote.

Elections législatives. Au premier tour des élections législatives de juin 2007, le MoDem, en cours de création, enregistre une forte baisse par rapport au score de M. Bayrou à la présidentielle avec une moyenne nationale de 7,5 % des suffrages exprimés. Au final, le MoDem ne peut pas constituer de groupe à l'Assemblée nationale, n'ayant que trois députés, siégeant avec les non inscrits.

Elections municipales. Le MoDem ne conquiert qu'une ville (Mont-de-Marsan) et en gère quinze au total. Dans son fief de Pau, François Bayrou échoue de 342 voix contre la socialiste Martine Lignières-Cassou.

 

 

 

Les votes et interventions du député des Pyrénées-Atlantiques

LE MONDE | 30.07.08 Depuis l’installation du gouvernement en juillet 2007, François Bayrou n’a approuvé qu’un seul texte, la ratification du Traité de Lisbonne, le 4 février.

M. Bayrou s'est abstenu sur la déclaration de politique générale du gouvernement (3 juillet 2007) : "L'addition des dépenses est à l'évidence absolument incompatible avec la maîtrise du déficit budgétaire et le retour à l'équilibre de nos comptes publics, a-t-il critiqué. De même est incompatible avec l'impératif de modernisation la concentration des pouvoirs au sommet de l'Etat à laquelle nous sommes en train d'assister." Selon lui, "la société française a besoin de responsabilité et de légitimité, et non de concentration des pouvoirs. Parce que je pense, avec les Français, que le gouvernement doit avoir sa chance et parce que je considère que ces deux hypothèques insurmontables pèsent sur votre action, nous nous abstiendrons".

Plusieurs textes n'ont pas fait l'objet de scrutin public. Ce fut le cas des lois sur l'autonomie des universités (25 juillet 2007), la rétention de sûreté (09 janvier 2008), l'organisation service public de l'emploi (23 janvier 2008). Mais aussi de la loi travail, emploi et pouvoir d'achat (16 juillet 2007).

M. Bayrou avait dénoncé le paquet fiscal : "Le choix que vous avez fait, qui est le contraire de ce qui était prévu et annoncé, va soumettre à des tensions insupportables des secteurs entiers de l'action publique de notre pays, et ce d'autant plus que nous sommes contraints à une certaine discipline budgétaire en raison de nos engagements européens."

Pour le député centriste, "si encore nous avions la certitude que le paquet fiscal allait dans le bon sens et permettait de relancer l'économie et la compétitivité, peut-être pourrait-on prendre ce risque. Mais les plus grands économistes, comme la plupart des instituts de conjoncture, indiquent qu'au contraire vos choix ne vont pas dans la bonne direction." Le futur président du MoDem avait conclu : "Je voulais donc vous alerter sur les risques que font courir vos choix aux finances publiques de notre pays et, à terme, à l'ensemble de nos équilibres économiques."

A plusieurs occasions, M. Bayrou fut absent de l'Hémicycle : loi sur la récidive (18 juillet 2007), loi de financement de la Sécurité sociale (30 octobre 2007), loi de finances (20 novembre 2007). En 2008, ce fut aussi le cas lors de la motion de censure contre le gouvernement (8 avril), de la loi de modernisation du marché du travail (29 avril) et de la loi de modernisation de l'économie (17 juin). Enfin, le député des Pyrénées-Atlantiques a voté contre plusieurs textes : loi de finances (23 octobre 2007)>, sur l'immigration (23 octobre 2007), sur les organismes génétiquement modifiés (09 avril 2008), loi sur la représentativité et le temps de travail (08 juillet 2008). M. Bayrou s'est opposé à la réforme constitutionnelle au Congrès lundi 21 juillet. Il avait voté contre le projet de loi de modernisation des institutions à l'Assemblée le 3 juillet : "Le mal est profond. Mais où plonge-t-il ses racines ? Dans la dépendance du législatif à l'égard de l'exécutif. Cette dépendance remonte loin dans l'histoire de la Ve République , et elle a été renforcée par le raccourcissement de la durée du mandat du président de la République , le quinquennat ayant rendu concomitantes les élections présidentielle et les élections législatives." Et d'ajouter : "Cette question n'est pas traitée dans cette réforme.

C'est pourquoi la situation ne changera pas. Le problème n'est pas que le Parlement manque de pouvoirs mais qu'il ne les exerce pas. En France, la situation est telle que le législatif est l'exécutant de l'exécutif. Si l'on veut couper le cordon ombilical entre le législatif et l'exécutif, il faut toucher au coeur du problème : la loi électorale." 

 

Le président du MoDem, François Bayrou, lors du Congrès de Versailles sur la révision de la Constitution , le 21 juillet 2008. 
h_9_ill_1078579_bayrou.jpg